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Nouvelles de ma vie «normale»…

Voilà, ça fait déjà deux semaines que je suis sortie de la clinique! Les deux premiers jours étaient bizarres et j’avais l’impression de redécouvrir mon environnement. J’avais la sensation de revenir d’un lointain voyage de plusieurs années, tout me semblait nouveau, différent.

Très vite j’ai repris mes marques et je me suis confrontée à mes nouvelles limites. J’ai parcouru d’un pas lent et l’oeil sur le cardiofréquencemètre les sentiers tout en me souvenant du plaisir que j’avais à les dévaler en courant.

J’ai repris avec énormément de plaisir mon job aussi, quoiqu’un peu déboussolée au tout début.

Et finalement, même si me rendre compte du fossé qui sépare ma forme avant l’opération à celle actuelle est douloureux, je trouve que j’ai déjà une chance incroyable de pouvoir nager, marcher, travailler…

Aujourd’hui, j’ai eu rendez-vous avec mon cardiologue. Quand je suis arrivée au chuv ça m’a rappelé tellement de souvenirs, de frustrations, de douleurs, de rires… et je me suis rendue compte à quel point ce que j’avais vécu m’a changée.

Tout va bien,  mais il m’a rappelé de ne pas trop me rejouir car rien n’est gagné et tôt ou tard il faudra m’opérer à nouveau. Vous ne pouvez pas deviner à quel point c’est dur de savoir cela. Je ne veux même pas m’imaginer. Je voudrais juste arrêter d’être confrontée à des idées de mort et de douleurs. Je voudrais simplement pouvoir m’envoler en courant dans les montagnes, insousciante.

Plus rien ne sera jamais comme avant car je suis plus consciente que jamais de l’impermanence des choses et de la vie. Quand je vais dehors tout est plus beau, les petites choses comme pouvoir se lever, marcher, sont plus précieuses qu’elles ne l’ont jamais été. Le matin je me réveille avec une seule idée en tête: profitez de chaque instant où je vais bien, écouter mes rêves.

Vivre. Intensément.

YOLO

Etape 19: Suite… et fin

On est un dimanche, j’ai la permission de sortir l’après-midi de la clinique et je vais me promener avec une amie dans la forêt au pied du Jura.

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Etape 17: transferts

L’infirmière qui s’occupe de moi vient et me dit qu’on va me transférer en chambre cet après-midi, soit 24h plus tôt que l’indication du médecin.

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Étape 16: réveil et soins continus

J’ouvre les yeux la gorge sèche, une douleur assez forte dans le milieu du dos. Je suis en salle de réveil et je remarque des papillons dessinés au plafond. La douleur est moins pire qu’après la première opération et reste gérable. Ouf!

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Etape 15: quand la vie dépend d’un caca

Les anesthésistes sont drôles et très sympa. Je me sens tout de suite très à l’aise, on fait plein de blagues, on rigole comme des gamins. J’ai de la chance de toujours tomber sur de gens incroyables.

L’un d’eux me parle des risques:

L’opération sera plus risquée que la première.

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Etape 14: départ du chuv et… retour en ambulance

Voilà, c’est le grand jour, je quitte enfin l’hôpital pour aller à la maison de rééducation cardiaque où j’y resterai trois semaines! Je suis surexcitée, mais aussi émue de dire au revoir à toute l’équipe soignante qui m’a vu évoluer durant ces 19 jours au 16ème étage du chuv. Ils étaient là pour me soutenir lors des coups de moins bien, là pour fêter les petites victoires, là pour les énormes blagues, les parties de Uno, les fous rires, mais qu’est-ce qu’on a rigolé quand même!

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Etape 13: enfermement et libération

L’infirmière me raccompagne au lit, va chercher le docteur. J’ai un nouvel électrocardiogramme mais le cœur s’est calmé. On me pose un appareil qui prend en direct la fréquence de mon cœur et lance une alerte au bureau si le rythme est irrégulier ou trop rapide. Journée complète alitée, pas le droit de marcher, j’ai des nouveaux médicaments à prendre pour que mon cœur se calme. A peine je me brosse les cheveux ou je vais aux toilettes que les infirmiers arrivent en courant voir si je fais un malaise car la machine indique que je fais des tachycardies (le cœur qui bat trop vite). Je rage, j’en ai marre. Le lendemain c’est idem. J’en peux plus et les douleurs au dos redeviennent intenses, je recommence à prendre des morphiniques pour tenter de les calmer tant bien que mal. Je n’en peux plus. J’ai l’impression d’être en prison.

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Étape 12: complications

Le Dr. Prêtre m’a permis de sortir dimanche après-midi. Je me réjouiiiiiiiis!!!

Je ne peux pas encore marcher plus que quelques minutes donc au programme, c’est une après-midi film chez des amis. Je trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir faire une première vraie sortie.

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Etape 10: débuts en chambre

Et voilà, nous sommes le 6 avril (J+2), je me retrouve en chambre. Je monte le lit tout en haut avec les commandes et j’observe par ma fenêtre la vue splendide sur tout Lausanne, le soleil magnifique et le lac d’un bleu incroyable. J’ai l’impression que depuis mon entrée à l’hôpital il s’est passé une éternité.

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Etape 9: premiers pas

J+2, on va me transférer en chambre. Ils me retirent la sonde urinaire et je pose pour la première fois les pieds sur le sol. Aidée de deux infirmières, je fais mes premiers pas jusqu’aux toilettes. C’est un choc !

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Etape 8: suite aux soins continus

Le p’tit dej avalé (c’est-à-dire une bouchée et demi à peu près) et la « douche » faite une infirmière vient me masser le dos. Les médecins viennent me voir et le Dr. Prêtre me salue. Mon sourire en dit long sur ma reconnaissance pour son travail et le sien en dit long sur sa satisfaction pour la réussite de cette opération.

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Étape 7: soins continus: une fin de nuit mouvementée

Bip bip bip…

J’en ai marre de ce bruit, non stop, de la lumière qui ne s’éteint jamais complètement, des cris des autres patients. Il me semble qu’on est environ six dans ces soins continus et je n’ai qu’une envie, dormir. Mais impossible. A peine je bouge de 2mm dans mon lit que la dame à côté de moi délire, panique et tente de se lever de son lit en criant «j’ai entendu un bruit, c’est qui, c’est qui?» ce qui crée un remue ménage chez les infirmières qui la récupèrent pour la remettre au lit tant bien que mal. Du coup je n’ose plus bouger.

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Etape 6: jour J – opération et soins intensifs

Voilà, on y est, enfin ce 4 avril.  L’infirmière me réveille à 5:30, une nouvelle douche de désinfectant m’attend ainsi que quelques derniers tests médicaux. Étrangement, je n’ai pas peur, je me sens tellement prête, j’ai juste envie que ce soit derrière moi. On veut me sédater mais je refuse, je me sens bien. Un transporteur vient chercher mon lit et me descend au bloc opératoire. On me fait patienter à l’entrée et j’observe les yeux écarquillés cette multitude de bonhommes verts qui s’agitent dans tous les sens. Y en a du monde! Une panoplie de médecins anesthésistes me pose des tonnes de questions. Je me félicite de ne pas être sédatée, ils sont tous tellement beaux qu’on dirait des acteurs hollywoodiens! Un truc de fou et qui me fait bien rire. On me pousse finalement au bloc opératoire et oups, ça fait un peu peur quand même. Une fois sur la table d’opération ils me sédatent, finalement c’est pas si mal je commençais à avoir une boule dans l’estomac. Je ne me souviens ensuite de rien.

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Étape 5: accrobranche et hospitalisation

On est le 2 avril. Demain matin je rentre à l’hôpital, après-demain je me fais opérer. Pour cette dernière journée «libre», j’ai prévu un après-midi d’accrobranche avec mes amis suivi d’un repas canadien au bord du lac, le soir. Je passe une journée splendide et ça fait plaisir de voir que mes amis qui ne se connaissaient pas forcément entre eux s’entendent tous bien. Je suis toujours sereine pour l’opération, mais également consciente des risques et de ce qu’elle implique pour les prochains mois de ma vie.

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Etape 3: Une attente pénible

«extrait de mon journal intime. J-19, le 16 mars 2016»

On va m’endormir, casser mon sternum en deux, rafistoler mon cœur et je me réveillerai (ou pas) dans une salle pleine de tuyaux et de bipbip, hors du temps. La nuit, au moment de m’endormir, la peur me saisit. Je n’ai pas tellement peur de l’operation en elle-même mais du réveil, un tube dans la gorge, un autre dans le nez, plusieurs dans le cou, un dans le pli de l’aine, un pour la vessie, etc. J’ai la phobie des tuyaux dans le corps, ça me rappelle des très mauvais souvenirs douloureux. Épuisée, je m’endors.

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Etape 2: une opération prévue d’abord le 5 février

Voila, je sais la date exacte, je vais me faire opérer le 5 février. A la consultation pré opératoire, mi janvier, le prof. Prêtre m’annonce qu’il a beaucoup d’urgences et que l’opération sera peut-être repoussée de quelques jours/semaines mais que le délai ne devrait pas excéder un mois. Je comprends que le plus important c’est de sauver des vies et ça ne me pose pas de problème. Deux jours avant mon entrée à l’hôpital, n’ayant pas eu de nouvelles mis à part les papiers à remplir pour les admissions, je lance un coup de fil pour être sûre que la date n’est pas déplacée.

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