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Opérations: 3 mois après la sortie de l’hôpital, la peur au ventre

Dans ma tête, en sortant de la clinique après mes 45 jours hospitalisée, je me disais que voilà, le plus dur était derrière moi pour un bon moment. Mon cardiologue m’a rapidement redescendu sur Terre: “Je sais que tu es optimiste, mais reste consciente que ce n’est pas fini et que ton cœur n’est pas encore guéri.” Cela ne m’a pas empêchée dès mon retour chez moi de profiter à fond de la vie, de vivre  chaque instant à 200%, sachant que ce temps serait limité.

Mais je pensais que j’aurai plus de temps. Début juillet, je commence à être extrêmement fatiguée, du jour au lendemain, sans raison. Je ne m’en soucie pas, probablement le taux de fer qui est trop bas. Une petite prise de sang montre que mon fer est normal. L’inquiétude monte, je suis régulièrement épuisée, j’ai l’impression que mon cœur ne suit plus, j’ai des sensations désagréables dans la poitrine. On me fait une panoplie d’examens et effectivement, je fais plein d’extrasystoles (des arythmies) sans raison. Ils suspectent une complication. Pour le moment, la cause est inconnue. Mais j’ai peur de devoir retourner à l’hôpital, j’en ai marre de toujours devoir penser à ma maladie alors que je veux juste croquer la vie à pleines dents. Je garde une appréhension énorme d’être à nouveau enfermée entre quatre murs comme en avril. Je ne veux plus revivre ce moment où le lit est emmené au bloc opératoire et où je ne sais pas si je me réveillerai… ou pas.

Mentalement ça a commencé à devenir très difficile de rester forte, moi qui aime tellement les grands espaces, la liberté, le soleil et qui suis contrainte de passer la plupart de mon temps libre entourée de blouses blanches… Heureusement mon cardiologue m’a autorisée à garder mon voyage en Corse (sous certaines conditions) et la suite des examens médicaux reprend d’ici quelques jours. IRM, électrocardiogramme de 48h, …

Ces vacances étaient comme un rêve loin de cette folie des hôpitaux, loin de la maladie, loin de tous ces soucis. J’aurais voulu que le temps s’arrête là dans cette île paradisiaque.

Maintenant je suis de retour, et j’espère une seule chose, que tout ça se calme pour que je puisse enfin profiter de la vie, juste avoir une pause après toutes ces épreuves. J’espère qu’il n’y a pas de complication grave et surtout que je puisse bientôt prendre du recul par rapport à tout ça. Je n’en peux plus de déambuler dans ces murs blancs remplis de souvenirs douloureux. Je veux casser ces murs et aller courir dans la nature.

Parce que la vie elle est belle. Et je l’adore! et je souhaite une seule chose, pouvoir enfin en profiter !

YOLO

Crédit photo: Lena Brunner

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